Les mots d'Elsa

Photo: Denis Felix, 2016.

NOUVEAU LIVRE : sortie le 4 mai

Je selfie, je selfie à tout va… Au bout de ma perche, au bord d’une falaise, devant la Joconde ou les chutes du Niagara, auprès de mon acteur préféré… Et sur les clichés que je poste aussitôt sur le net, c’est : moi et, moi et, moi et…

Crise de narcissisme aigu ? Symptôme d’un égoïsme surdimensionné ? Jeu quelque peu névrotique avec son image ?

Bien au-delà : l’auteur, en philosophe et en psychanalyste, démontre que ce n’est là que l’indice d’une modification radicale de notre perception du temps et de l’espace, et surtout de notre rapport à la pensée et au langage, au profit d’une affirmation quasi dogmatique de la puissance du virtuel et de l’image. Derrière les transformations – qu’elle détaille avec précision – d’une société bouleversée par le numérique à un point dont nous n’avons pas vraiment conscience, se profile en effet une crise d’identité qui nous renvoie à une crise adolescente, tout comme le selfie nous renvoie au stade du miroir.

Que va-t-il ressortir de ce « stade du selfie » qui exprime surtout, jusqu’à un degré morbide voire pathologique, les doutes existentiels d’un sujet en mal-être ? L’auteur nous incite à nous poser la question et plus particulièrement celle de la place que nous voulons encore accorder à l’humain derrière les écrans de nos smartphones. "

 

Je selfie donc je suis. Les métamorphoses du moi à l'ère du virtuel, Elsa Godart, Albin Michel. 

 

 

 

#NEORESISTANCE




Vendredi 13 novembre, après une vague d’attentats multiples, la France est officiellement entrée en guerre contre le terrorisme. 

A la suite de ces événements meurtriers, une vague de solidarité sans précédent et contagieuse est partie de Paris et s’est étendue au monde entier. Une solidarité humaine un peu différente de celle connue lors des attentats contre Charlie Hebdo et l’hypercacher En janvier 2015, les terroristes s’en étaient pris à  des femmes et des hommes peuplant des lieux à la symbolique forte. Ainsi, plus encore qu’une chair d’homme, c’était les symboles qui ont été touchés et qu’il fallait défendre : la liberté d’expression, la communauté juive, l’humour, la république… 

Ce qui s’est passé vendredi 13 novembre est un peu différent : c’est l’humain dans sa généralité, et non dans ce qu’il représente qui a été ciblé. Ce n’est pas une couleur d’homme, une culture d’homme, une religion d’homme qu’on tue : c’est l’humain qu’on assassine. Et c’est aussi pour cela qu’on se sent tous concernés, car rien de ce qui est humain ne nous est étranger. 

Au nom de nos enfants, de nos parents, de nos grands-parents ; au nom du respect des valeurs humaines et universelles qui nous fondent tous ; au nom de tout ce que nous sommes et de notre volonté d’agir par-delà nos intentions, ne restons pas les bras ballants, luttons contre notre sentiment d’impuissance et prenons les armes à la mesure de ce que nous sommes, chacun et ensemble :  appelons à la neorésistance ! 

 

Qu’est-ce que la #neorésistance ? 

Ce mot qui, de simple hashtag de ralliement, a pour vocation de devenir actions concertées, propositions discutées, et enfin, peut-être, nouveau mouvement critique de libération collective. Le défi est d'inventer, en partant d'un simple mot, les conditions de résistance aux totalitarismes qui n'ont que la déshumanisation et l'extermination pour seule politique extérieure.

"Neorésistance" : partir d'un mot nouveau, toujours nouveau, pour créer un work-in-progress participatif, une philosophie opératoire, enthousiasmante et infinie où les jeunes auraient droit de pensée, et tous les citoyens, droit de cité.


https://www.facebook.com/groups/Neoresistance/



Sur quelles idées reposent la neorésistance ? 

Le groupe de néorésistance vise à rassembler et à fédérer autour d’idées universelles qui fondent notre humanité, telles que la liberté, la solidarité, le dialogue, l’empathie, l’humanisation etc. Il s’agit de susciter un véritable échange dans la diversité et multiplicité afin que notre monde puisse évoluer ; afin que l’on puisse donner un nouveau visage à la culture ; afin que les idées et les mots soient aussi des actes :


Programme de #Neoresistance en 9 verbes et citations :

1. FAIRE DU BIEN. "Le bien et le mal qui sont dans la nature humaine, - Le bonheur et le malheur que nous garde le destin ... - N'en accuse pas le ciel, car, au point de vue de la sagesse, - Ce ciel est mille fois plus impuissant que toi." - Omar Khayyam, Quatrain XLI

2. RIRE. "Comme cet homme savait rire ! À chaque note qui fusait de sa gorge, c'était un verrou qui sautait de mon coeur." - Maryse Condé, Moi, Tituba sorcière
3. AIDER. "La grande chose de la démocratie, c'est la solidarité." - Victor Hugo, Proses philosophiques
4. AIMER. "Si l'amour, non seulement pour s'exprimer mais aussi pour exister, a besoin de liberté, l'adoration, elle, repose seulement sur l'esclavage." - Maria Zambrano, Apophtegmes
5. VIVRE. "Méfie-toi de ceux qui viennent te parler de choses plus importantes que ta vie. (...) Il n'y a rien, absolument rien au-dessus de ta vie." - Yasmina Khadra, À quoi rêvent les loups
6. LIBÉRER. "Nous ne sommes pas encore libres. Nous avons seulement atteint la liberté d'être libres." - Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté
7. ÉDUQUER. "Le but de l'éducation totalitaire n'a jamais été d'inculquer des convictions mais de détruire la faculté d'en former aucune." - Hannah Arendt, Les Origines du totalitarisme
8. ÊTRE RESPONSABLE. "Liberté implique responsabilité. C'est là pourquoi la plupart des hommes la redoutent." - George Bernard Shaw, Maximes pour révolutionnaires
9. PENSER. "Sans transmission de la pensée, le langage n'est qu'une terre morte." Ibn Khaldoun, Discours sur l'histoire universelle

Comment neorésister ? 


Il suffit de donner votre définition de cette néorésistance ; de raconter comment vous, au quotidien, vous faites preuve concrètement de néorésistance. 


Être neorésistant, c’est mettre des mots sur des ressentis et briser le silence, qui trop souvent nous exclus des autres et nous isole.  


Être neorésistant, c’est simple : c’est faire preuve d’humanité à l’endroit de l’autre, c’est être capable de se soucier de nos semblables en rejetant la peur de l’inconnu, de l’étranger, de la différence. C’est renoncer à l’indifférence pour engager une relation vraie. 


Être neorésistant, c’est traverser les écrans du virtuel pour oser s’engager dans le réel et construire ensemble, main dans la main, malgré nos divergences, avec nos divergences, grâce à nos divergences. 


Être neorésistant, c’est à vous de l’inventer, de lui dessiner un visage fait d’une multitude d’initiatives, c’est à vous, à nous d’inventer le monde dans lequel on veut vivre. 


#neoresistance !

Qu'est-ce que décider ? 

Deciderer c’est trancher. 

« La décision est le fait d'un acteur (ou d'un ensemble plus ou moins cohérent d'acteurs) qui effectue un choix entre plusieurs solutions susceptibles de résoudre le problème ou la situation auxquels il est confronté.D'une manière générale, la décision est l'action de l'esprit qui décide quelque chose ou se décide après délibération individuelle ou collective. »

Sylvain Rabuel, DG du @ClubMedFR présente à la Presse, l'étude sur le #LâcherPrise avec @ElsaGodart et @DavidKenphoto, créateur du @LOLPROJECT

0 commentaires

Faut-il préférer la césarienne de convenance ?

Lol Project  ? Le lâcher-prise en entreprise !

A une époque où les contraintes se font de plus en plus oppressantes ; où les exigences de rendement et d’efficacité nous font perdre de vue ce qu’il y a de plus essentiel ; où l’on travaille avec les autres sans parvenir pour autant à établir de liens réels ; il devient urgent de lâcher-prise. Pourquoi ? Parce que lâcher-prise permet de prendre la distance nécessaire pour penser nos actes et nos choix ; parce que lâcher-prise est une occasion de se reconnecter à soi-même et au monde ; parce que lâcher-prise est une respiration, comme un souffle nouveau qui nous rend capable de poursuivre nos vies frénétiques. Et surtout parce que lâcher-prise est un plaisir contagieux. 

Ainsi, le Lol project redonne visage humain à un quotidien en perte de sens. Comment ? En utilisant justement ce qu’il y a de plus humain en l’homme : le rire. Le temps d’une séance photo et c’est toute la tension corporelle qui retombe ; le temps d’un shopping et c’est tout le stress qui s’oublie. Et entre deux prises de vue, le contact est immédiat, le lien à l’autre se tisse à nouveau car, dans le rire, il n’y a pas de place pour l’illusion, pour les masques ou pour les convenances : c’est une véritable ouverture à soi et au monde. Au fond, ce que révèle le lol project, c’est une part d’authenticité, une connexion à l’essentiel. Et c’est pourquoi, il fait tellement de bien.  Mais la meilleure façon d’en être convaincu, c’est encore de tenter l’expérience !

 

Par Elsa Godart, philosophe, psychanalyste, experte auprès d’entreprises et des médiats. Formatrice et conférencière, auteur d’une vingtaine de livres. 

Lire la suite 0 commentaires

Jusqu'où faut-il montrer l'horreur pour en prendre conscience?

Lire la suite 0 commentaires

À propos

Docteur en philosophie et en psychologie.Elle enseigne à l'université, les deux disciplines, depuis 2001 (Université de Paris Est, Paris III- Sorbonne) et intervient régulièrement de...

 

Expertise

Elle pratique en cabinet depuis 2003.Elle est également conférence et formatrice en entreprise et intervient dans plusieurs clubs de chefs d’entreprises (APM, CJD,  …). Depuis 2005, elle est critique des livres pour Psychologies magazine et ...

 

Bibliographie

Elle est l’auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages.

- Être mieux avec soi-même, Michel Lafon, 2012.

- La volonté inconsciente, ANTR, 2012.

- Le sentiment d’humanité, Ovadia éditions, 2014...

 


livres


« Prends tes ailes, hisse-toi sur les marches de l’infini et déploie à pleine voix, le rire qui est en toi ».

 

C’est par ces mots qu’une mère s’adresse à son fils, en lui offrant sous la forme d’un héritage philosophique, la possibilité d’une autre vie. Mais au-delà de ce legs, c’est à tous les hommes que s’adresse la philosophe et psychanalyste, Elsa Godart. Révoltée par un monde dans lequel elle ne se reconnait plus, elle décide de réagir et de chercher ce qui peut nous relever : retrouver le fondement même de ce qui lie tous les hommes au-delà d’eux-mêmes ; au-delà de leurs contradictions ; au-delà de leurs intérêts égoïstes. Un lien qui fait vérité parce qu’il fait sens.  Un lien qui nous plonge dans ce qu’il y a de plus humain en l’homme et qui rétablit avec force et conviction, l’espérance en l’avenir, l’espérance en la vie : notre sentiment d’humanité.

Ainsi, ce petit pamphlet, qui nous fait cheminer individuellement et collectivement, n’a d’autre but que de rappeler, qu’en nous subsiste un lien transcendant, un lien au-delà de tout, un lien capable de tout : de création, d’amour, d’humour, de générosité, d’empathie, d’humilité, de sagesse, de vérité, de joie, de puissance…